Aller au contenu

Panneaux solaires : produire votre électricité, et la consommer.

Ce que rapporte vraiment une installation depuis la réforme de juin 2026, combien de panneaux il vous faut, ce qu’elle coûte, et toutes les démarches, de la mairie à Enedis.

Mis à jour le par Gabriel Peuch, président de Renviro.

Des panneaux photovoltaïques transforment la lumière en électricité. Posés sur votre toit, ils alimentent d’abord votre maison ; ce que vous ne consommez pas part sur le réseau. Depuis juin 2026, ce surplus est racheté très peu cher et la prime à l’autoconsommation a disparu pour les nouveaux projets. Le calcul a changé : une installation rentable est une installation dimensionnée pour ce que vous consommez vraiment. C’est ce qu’on fait avec vous.

Combien produirait votre toit ?

Orientation, inclinaison, surface : estimez la production annuelle et la part que vous consommerez.

Comment fonctionne une installation photovoltaïque

Les panneaux produisent un courant continu, que l’onduleur transforme en courant alternatif utilisable par vos appareils. Ce que vous consommez au même moment est gratuit ; le reste part au réseau, ou dans une batterie si vous en avez une.

Une installation comprend :

  • les panneaux, de 400 à 500 Wc chacun aujourd’hui ;
  • l’onduleur, central ou sous forme de micro-onduleurs placés derrière chaque panneau ;
  • les protections électriques et le raccordement au tableau ;
  • le compteur Linky, qui mesure ce que vous injectez sur le réseau ;
  • en option, un gestionnaire d’énergie ou une batterie.

Le kWc, simplement

Le kWc (kilowatt-crête) est la puissance maximale d’une installation dans des conditions de test idéales. Il sert à comparer les offres. Ce qui compte pour votre facture, ce sont les kWh produits sur l’année : en Île-de-France, comptez environ 1 000 à 1 150 kWh par kWc et par an pour un toit bien orienté.

Autoconsommation, surplus, vente totale

  • Autoconsommation avec vente du surplus : vous consommez ce que vous produisez, le reste est racheté. C’est le seul modèle ouvert aux installations de 9 kWc ou moins depuis juin 2026.
  • Autoconsommation totale : sans vente du surplus. Possible, mais l’électricité non consommée est perdue.
  • Vente totale : toute la production est vendue. Elle n’est plus accessible aux installations résidentielles de 9 kWc ou moins.

Pour quel logement

Le solaire convient aux maisons dont le toit est orienté entre le sud-est et le sud-ouest, peu ombragé, en bon état, et dont les occupants consomment de l’électricité en journée.

Votre projet est favorable si :

  • le toit est orienté sud, sud-est ou sud-ouest, incliné entre 15 et 40° ;
  • il n’y a pas d’ombre importante : arbre, cheminée, immeuble voisin ;
  • la couverture a encore au moins 15 à 20 ans devant elle ;
  • vous consommez en journée : télétravail, chauffe-eau programmé, pompe à chaleur, véhicule électrique.

Il l’est moins si :

  • le toit est orienté nord ou très ombragé ;
  • la toiture doit être refaite prochainement : faites-la d’abord ;
  • vous êtes absent toute la journée et consommez surtout le soir : sans pilotage ni batterie, une grande part partira au réseau.

Toit plat, carport, copropriété : des solutions existent, avec des contraintes spécifiques. On les étudie sur demande.

Avantages et limites, honnêtement

Les panneaux réduisent votre facture pendant plus de 30 ans, sans entretien lourd. Mais depuis juin 2026, le surplus rapporte très peu : sans consommation en journée, la rentabilité baisse nettement.

AvantagesLimites
Électricité produite sur place pendant plus de 30 ansSurplus racheté 1,1 c€/kWh HT seulement
TVA à 5,5 % jusqu’à 9 kWc, sous conditionsPrime à l’autoconsommation supprimée
Peu d’entretienProduction faible en hiver
Valorise la maisonRentable seulement si bien dimensionnée
Se combine bien avec une PAC ou un véhicule électriqueDémarches administratives à suivre

Ce qui fait le prix d’une installation

Le prix dépend de la puissance, du modèle de panneaux, de la toiture, de l’onduleur et des options comme la batterie. Le prix est établi sur devis, après visite technique : chaque matériau et chaque finition sont chiffrés selon votre projet.

Prix établi sur devis après visite technique : chaque matériau et chaque finition sont chiffrés selon votre projet. Mis à jour le 25 octobre 2026.
ConfigurationCe qui fait varier le prix
Puissance de l’installationNombre et modèle de panneaux, adaptée à votre consommation réelle
Toiture et poseType de couverture, orientation, accès, système de fixation
Électronique et optionsMicro-onduleurs ou onduleur central, batterie de stockage, pilotage

Ce qui fait varier le prix :

  • la puissance et le type de panneaux ;
  • l’onduleur : central ou micro-onduleurs ;
  • la toiture : tuiles, ardoises, zinc, bac acier, toit plat ;
  • l’accès et la sécurité du chantier ;
  • les options : gestionnaire d’énergie, batterie, borne de recharge.

Combien de panneaux pour votre maison

ProfilPuissance conseilléePanneaux (≈ 420 Wc)
Couple absent en journée2 à 3 kWc5 à 7
Famille, télétravail partiel3 à 6 kWc7 à 15
Maison avec PAC ou véhicule électrique6 à 9 kWc15 à 21

Le bon dimensionnement part de votre consommation réelle, relevée sur vos factures ou votre espace client, et de vos horaires de présence.

Une étude à partir de vos factures ?

Envoyez-nous votre consommation annuelle : on dimensionne l’installation pour l’autoconsommation.

Les aides et le rachat en 2026

Depuis juin 2026, il reste la TVA à 5,5 % sur les installations de 9 kWc ou moins, sous conditions, et le rachat du surplus à 1,1 c€/kWh HT sur 20 ans. La prime à l’autoconsommation est supprimée pour les nouvelles demandes.

  • TVA à 5,5 % : pour les installations de 9 kWc ou moins, sous conditions liées notamment aux performances environnementales des panneaux et à l’autoconsommation. Au-delà, TVA à 20 %.
  • Rachat du surplus : 1,1 c€ HT par kWh injecté, contrat de 20 ans avec EDF Obligation d’Achat, revalorisé chaque année.
  • Prime à l’autoconsommation : supprimée pour les demandes de raccordement déposées depuis juin 2026.
  • Aides locales : certaines collectivités proposent encore un soutien. On vérifie pour votre adresse.
  • MaPrimeRénov’ et éco-PTZ : ne financent pas le photovoltaïque.

Conséquence directe : chaque kWh que vous consommez vous-même vaut plusieurs fois plus qu’un kWh vendu. On cherche donc à déplacer vos consommations en journée : chauffe-eau, lave-linge, recharge du véhicule, plutôt qu’à poser le plus de panneaux possible.

Démarches : mairie, Enedis, Consuel, EDF OA

Quatre démarches, dans l’ordre : déclaration préalable en mairie, demande de raccordement Enedis, attestation Consuel, puis contrat de rachat du surplus. On les prend en charge avec vous.

  1. Déclaration préalable de travaux en mairie : un mois d’instruction en général, davantage en secteur protégé avec l’avis de l’architecte des Bâtiments de France.
  2. Demande de raccordement auprès d’Enedis, pour l’injection du surplus.
  3. Attestation de conformité électrique délivrée par le Consuel après la pose.
  4. Mise en service du raccordement par Enedis.
  5. Contrat d’obligation d’achat avec EDF OA pour la vente du surplus.

Le chantier chez Renviro, étape par étape

Étude de votre consommation et de votre toit, devis dimensionné, démarches, puis une à deux journées de pose et la mise en service avec le suivi de production.

  1. On vous rappelle sous 24 h ouvrées et on recueille votre consommation annuelle.
  2. Visite technique : orientation, inclinaison, ombrages, état de la toiture, tableau électrique.
  3. Étude de production et de taux d’autoconsommation.
  4. Devis détaillé : panneaux, onduleur, fixations, protections, démarches incluses.
  5. Déclaration préalable et demande de raccordement.
  6. Pose des panneaux et du système de fixation, câblage, raccordement au tableau.
  7. Consuel, mise en service et paramétrage du suivi de production.
  8. Réception et remise des documents.

Entretien, durée de vie et batterie

Les panneaux durent plus de 30 ans et demandent peu d’entretien. Une batterie augmente l’autoconsommation, mais reste rarement rentable seule : on la conseille au cas par cas.

Entretien : la pluie suffit le plus souvent à nettoyer les panneaux. Surveillez votre production dans l’application de suivi : une baisse inhabituelle signale un problème. Un contrôle visuel et électrique tous les quelques années suffit.

Garanties : les fabricants garantissent en général le produit 12 à 25 ans, et la performance à 80 à 90 % après 25 à 30 ans. Les micro-onduleurs ont souvent des garanties plus longues qu’un onduleur central.

Batterie : elle stocke le surplus de la journée pour le soir. Avec un rachat à 1,1 c€/kWh, elle devient plus intéressante qu’avant, mais son coût reste élevé et sa durée de vie plus courte que celle des panneaux. Un gestionnaire d’énergie qui fait tourner le chauffe-eau à midi est souvent plus rentable.

Les erreurs à éviter

Surdimensionner pour « revendre », poser sur une toiture à refaire, ignorer les ombres et signer sur la base d’une rentabilité calculée avec l’ancienne prime : ce sont les erreurs à ne plus faire en 2026.

  • Surdimensionner : le surplus ne rapporte presque plus rien.
  • Une simulation avec l’ancienne prime ou l’ancien tarif de rachat : elle surestime la rentabilité.
  • Une toiture en fin de vie : il faudra tout déposer pour la refaire.
  • Négliger les ombres : une cheminée peut faire chuter la production de toute une chaîne de panneaux avec un onduleur central.
  • Oublier la déclaration préalable ou le Consuel : pas de contrat de rachat sans eux.
  • Céder à un démarchage qui promet une installation « autofinancée » : en 2026, ce discours ne tient plus.

Un devis solaire à vérifier ?

Production annoncée, tarif de rachat, TVA, démarches incluses : la checklist pour comparer.

Estimer ma production solaire

Les kWh produits par an et la part que vous pourrez consommer vous-même.

Lancer l’outil gratuit

Questions fréquentes

La prime à l’autoconsommation existe-t-elle encore ?

Non, pour les nouvelles demandes. Depuis juin 2026, elle est supprimée et le surplus est racheté 1,1 centime d’euro HT par kWh pour les installations de 9 kWc ou moins, sur 20 ans. Les dossiers déposés avant conservent leurs conditions. Vérifié le 21 octobre 2026.

Est-ce encore rentable de poser des panneaux solaires ?

Oui, si l’installation est dimensionnée pour votre consommation. La rentabilité vient désormais surtout de l’électricité que vous consommez vous-même, qui vous évite de l’acheter au réseau. Une installation surdimensionnée dont le surplus part au réseau rapporte très peu.

Combien de panneaux faut-il pour une maison ?

Pour une famille de quatre personnes, une installation de 3 à 6 kWc, soit environ 7 à 15 panneaux, couvre souvent une bonne part de la consommation de journée. Le bon chiffre dépend de vos habitudes : présence en journée, chauffe-eau, véhicule électrique, pompe à chaleur.

Faut-il une autorisation pour installer des panneaux solaires ?

Oui, une déclaration préalable en mairie, puis une demande de raccordement auprès d’Enedis et une attestation de conformité électrique (Consuel). En secteur protégé, l’architecte des Bâtiments de France donne son avis.

Quelle est la durée de vie des panneaux ?

Plus de 30 ans. Les fabricants garantissent en général 80 à 90 % de la puissance après 25 à 30 ans. L’onduleur central se change souvent une fois pendant la vie de l’installation ; les micro-onduleurs ont des garanties plus longues.

Sources

Les aides et les tarifs réglementés changent souvent. Les montants de cette page ont été vérifiés le 25 octobre 2026 : on les confirme avec vous avant chaque devis.

À lire aussi : Pompe à chaleur air-eau : le bon duo avec le solaire

Votre projet de panneaux photovoltaïques, chiffré par nos équipes.

Devis gratuit. On vous rappelle sous 24 h ouvrées pour préciser votre besoin.

Appeler Demander un devis